Dynamisation de l’entrepreneuriat et du Venture Capital en Europe

Ça bouge fort en Italie. Le 6 octobre 2007 se tenait à Rome un premier VentureCamp, qui comme son nom le laisse présager était un BarCamp sur le thème du Venture Capital. Réunissant Business Angels, VCs et entrepreneurs internet de la première génération, le VentureCamp s’est penché sur le financement de l’innovation, ce qui va bien et moins bien dans le monde du Venture Capital, s’il y a là moyen de dynamiser l’économie italienne, et comment se préparer aux nouvelles opportunités.

Autre excellente initiative italienne, First Generation Network est une association qui cherche à rassembler et inspirer les entrepreneurs italiens à travers l’exemple de projets et d’entrepreneurs de la première génération ayant connu un franc succès. Les membres de First Generation Network, donnent de leur temps pour conseiller d’autres entrepreneurs sur le principe du “mentoring”. (via BlogNation Italy “First Generation Network: Inspirational Italian Mentors”)

Tout ça va dans le bon sens, sans exubérance, sagement et posément, sans effet de “bulle”. Ça bouge fort dans ce sens depuis quelques mois chez nos voisins, comme le SeedCamp à Londres en septembre ou la récente initiative personnelle “Je finance votre startup!” de Pierre Chappaz en Suisse.

La France n’est pas à la traîne, l’OpenCoffee Club à Paris attire de plus en plus de participants et bénéficie d’un flux régulier de nouveaux projets et d’entrepreneurs. Autre initiative, initiée par P2P Venture, un premier FundCamp se prépare activement pour le premier trimestre 2008.

Il faut aussi souligner cette excellente initiative qui, même si elle s’adresse à la future génération et ne portera donc ses fruits que d’ici 5 à 10 ans, sensibilise en amont en s’adressant à un public en soif d’avenir. 100.000 Entrepreneurs” organise des témoignages bénévoles d’entrepreneurs dans les établissements scolaires, de la 3ème à l’enseignement supérieur. Ecouter un entrepreneur raconter son aventure donne aux jeunes (13 à 25 ans) des perspectives professionnelles, éveille en eux l’envie de s’exprimer par le travail et de « prendre leur vie en main ». L’intervention montre qu’il est possible de choisir sa vie professionnelle, et qu’elle peut être synonyme d’opportunité et d’épanouissement.

Je vois (et participe) autour de moi de nouveaux fonds d’investissement se monter dans des formules très novatrices. L’amorçage a toujours été problématique en France, peu de Business Angels, peu de fonds d’investissement “early stage”, peu de projets mûris, peu d’équipes solides. Tout ceci évolue, un “mentoring” à la française se met en place, des projets plus aboutis arrivent, des équipes mieux construites et ouvertes à l’intégration d’un management externe apparaissent, et enfin, le financement de l’innovation évolue.

Je vous invite à lister en commentaire toute initiative que j’aurais omise, il y en a forcément beaucoup, je ne cherchais pas à être exhaustif.

Sinon, qu’en pensez-vous ?

Technorati Tags: , , , , , , , ,

  • Louis,

    Je pense que nous vivons des temps intéressants.

    Même si il n’est pas dans la ligne exact de l’investissement – ce qui est la raison pour laquelle tu ne l’a pas cité – je pense qu’un commentaire peut donner le crédit qu’il se doit au Carrefour des Possibles

    Je crois d’ailleurs savoir que l’OpenCoffee Club à Paris et le Carrefour nous préparent une bonne surprise pour très prochainement, comme le disent les Américains…Stay tuned!!

  • En lisant le programme des sessions du StartupCampNYC du 22-23 Oct 2007 on voit qu’il y a plein de pistes à explorer pour dynamiser et professionaliser l’entrepreneuriat. Il y a matière à réfléchir à un StartupCampParis : avant ou après le FundCamp France 2008, à voir.

  • >Frédéric
    J’ai contacté les organisateurs il y a quelques jours. A l’instar de SeedCamp leur StartupCamp n’est pas « ouvert » et répliquable. Il y a SUN derrière et ils ont l’intention, SUN et les organisateurs, de venir eux-même en Europe et en Asie. En revanche, là encore, ils veulent bien qu’on les aide à faire leur business.
    Décidément il y a un hold-up massif du concept de « Camp »… 🙂

  • SophieBinon

    Interrogé sur le terme Capital risqueur ou Venture capitalist en anglais, Jean Marc Lopez commente : « Comme son nom français le signale, le risque de perte de l’argent investi est très présent, mais les perspectives de gain sont beaucoup plus élevées. Tout comme en bourse vous pouvez gagner 1000 ou 2000%… mais seulement perdre 100%… Par contre si vous n’êtes pas satisfait avec cette formule mieux vaut rester à l’écart de ces investissements et se diriger vers des placements de type obligataires dont le rendement est garanti ou investir dans l’immobilier sous certaines conditions favorables.

    L’appellation anglaise, quant à elle, précise à la fois que l’investissement est destiné à financer le développement de l’entreprise avec une dose d’aventurisme (ce sont les deux sens du mot venture). C’est à mon sens la définition la plus proche de la réalité. Ces phases d’aventure peuvent représenter plusieurs rounds de financement selon le développement de l’entreprise et il n’est pas rare de voir des actions achetées 1 euro lors du premier round atteindre une valeur de 20 lors de l’introduction en Bourse.

    Dans la phase de transition, l’entrepreneur est aidé par les sociétés de capital-risque. Les exemples sont infinis : Google, Amazon, Ebay, Hotmail… »

    Jean Marc Lopez est président de A-Venture Capital. En 1990, il rejoint le capital-risque. Il fait le gros de sa carrière en private equity, avec en plus un parcours impréssionant comme trader sur les marchés, histoire de gagner en diversité d »expériences et en crédibilité. Mais également pour avoir une vision global des cycles économiques et financiers.
    Ses horizons de placement vont de la minute à plusieurs années.
    Son défi : accélérer les transformations d’une entreprise et créer de la valeur ajoutée.
    Son quotidien : Repérer les entreprises dans lesquelles investir, monter le dossier de financement et développer leurs performances. Puis un œil sur les marchés actions et devises ou il opère directement ou via son équipe de traders.

    Il a réalisé de nombreux investissements aux Amériques et en Europe dont certaines sociétés ont été introduites en bourse.