La Brute : Oserez-vous affronter LvP ?

screenshot6.jpeg

Ayant fait une partie de ma carrière dans le jeu vidéo, je ne pouvais pas ne pas signaler ce petit jeu viral vraiment sympathique et bien fichu.

On y retrouve tous les bons ingrédients ; facile a comprendre, accès immédiat, progression équilibrée, rewarding, challenging, addictive, et fun…

Qui vient se battre ?!! : http://lvp.labrute.fr/

Virus : Jeremie Berrebi

Microsoft dissocie ses divisions Windows et Internet

Microsoft-Yahoo.png

Je m’étais fait plaisir il y a quelques mois en imaginant un repositionnement stratégique des produits Microsoft dans le cadre de l’acquisition potentielle de Yahoo : Analyse de l’offre de Microsoft sur Yahoo, et figure libre 🙂

Certes ma vision était poussée à l’extrême, mais elle avait le mérite de mettre en évidence quelques points délicats au sein de l’empire Microsoft.

Aujourd’hui, avec le départ de Kevin Johnson, qui occupait jusqu’ici le poste de vice-président en charge de la division plateformes et services, et la scission de cette unité en deux pôles distincts, l’un consacré à Windows et l’autre dédié aux services Internet, se dessine une réorganisation qui me semble pertinente et dont je leur souhaite qu’elle se poursuive également vers une séparation très marquée Grand Public/Entreprise.

Source partielle : NetEco – Microsoft dissocie ses divisions Windows et Internet

Lancement de la Fondation Open Web

Open Web Logo.png

Je n’ai absolument plus le temps de bloguer, totalement absorbé par le décollage de Fair Play Interactive. Alors rapidement, je pointe juste une info importante : le lancement de la Fondation Open Web, dans la lignée de Data Portabilty & Co. Des étapes fondatrices d’un internet ouvert, riche et intelligent.

Source : TechCrunch – Open Web Foundation Officially Launches

Mise à jour 26/07/2008 :
Chris Messina explique le pourquoi d’une nouvelle fondation : The Open Web Foundation

Comment internet change nos organisations …par Serge Soudoplatoff

Prenez 45 minutes de votre temps pour regarder cette brillante intervention de Serge Soudoplatoff.

Ce n’est rien 45 minutes, vous les passez chaque jour ou plusieurs fois par jour dans les transports en commun ou dans les bouchons. 45 minutes pour (re)découvrir internet, 45 minutes pour changer fondamentalement votre vision de la société, 45 minutes pour comprendre où nous allons tous, portés par le courant des changements de paradigmes en cours.

La vidéo est ici : http://www.clipevents.tv/cedap-serge-soudoplatoff/

Serge Soudoplatoff, invité par le CEDAP à présenté ce que change internet dans nos façons de travailler et de partager et notamment comment les organisations sont modifiées par le fonctionnement en réseau au travers du web. Pour plus d’infos , le site de Serge est accessible à l’adresse : http://www.almatropie.org/blgg/

Réalisateur: Franck Dumesnil
Présentateur: Serge Soudoplatoff
Blog: http://www.soudoplatoff.com/
Durée de la vidéo: 45 mn

J’ai eu la chance de rencontrer Serge Soudoplatoff, grâce à Jean-Michel Planche, lors du lancement de l’OpenCoffee il y a plus d’un an maintenant. Brillant personnage, on boit ses paroles, l’homme est un formidable conteur, mais derrière ce talent d’orateur il y a une écoute et une curiosité qui alimentent son esprit en avance.

Un Google français n’est pas qu’une utopie

J’adhère totalement, je reproduis dans son intégralité, je n’ai rien à ajouter, tout est dit :

Publié par Jérôme Bouteiller le Mardi 8 Juillet 2008
Un Google français n’est pas qu’une utopie

Catherine Barba, François Bourdoncle, Mats Carduner, Pierre Kosciusko-Morizet, Laurent Kott, Cédric Manara et Mark Zaleski ont décidé de prendre la plume pour signer cette tribune, diffusée ce matin dans les colonnes du Monde (8 Juillet, Page 8), et revenant sur le thème d’un « Google français »… Nous reproduisons le texte dans son intégralité.

Après avoir déclaré qu’il ne serait pas le ministre de la « castration de l’Internet », Eric Besson (secrétaire d’Etat chargé de la prospective, de l’évaluation des politiques publiques et de l’économie numérique) ajoute qu’il aimerait que sa mission contribue à faire en sorte que le prochain Google soit français. Voilà un slogan qui a le mérite d’être simple, mais qui ne doit pas faire sourire.

Car la France a de très nombreux atouts. Le contexte français du haut débit constitue notamment un terrain très favorable. Grâce à une politique stimulant la concurrence, les offres d’accès haut débit en France figurent parmi les moins chères et les plus innovantes au monde. Ce terreau favorable a commencé à porter ses fruits, et quelques jeunes pousses nationales montrent le bout de leur nez sur la scène européenne et mondiale de l’Internet.

Notre première recommandation serait justement de maintenir le modèle ouvert qui a fait le succès de l’Internet et permis à un foisonnement de sites, de nouveaux services, d’applications innovantes, de contenus, d’avoir accès d’emblée à 1,3 milliard d’internautes. Certains opérateurs de télécommunications sont tentés de prendre le contrôle de cet espace ouvert. Un comportement surprenant d’ailleurs, au regard de ce que leur apporte directement le développement des acteurs du Web, ne serait-ce qu’en termes de revenus publicitaires et de débouchés sur des activités nouvelles de création et de diffusion de contenus. Un Internet non « neutre » introduirait surtout un péage à l’entrée à la rigueur soutenable pour des acteurs de l’Internet déjà établis, mais difficile à franchir pour les jeunes pousses.

Car le vrai sujet consiste à regarder comment l’économie française peut donner naissance non seulement à un champion mondial de l’Internet, mais aussi et finalement surtout à de nombreuses entreprises florissantes dans ce domaine. Pour paraphraser notre titre, n’oublions pas, au bout du compte, qu’un Google ne vient jamais seul !

C’est là un objectif que l’on se gardera donc de rapprocher du préhistorique plan calcul, dont les résultats furent si peu probants… En fait, notre principal message aux pouvoirs publics serait, paradoxalement, d’en faire… le moins possible ! Laissez agir les entrepreneurs, ils sauront évoluer, se regrouper, changer leur fusil d’épaule. Ils n’ont pas besoin de subventions. Par contre, osez défendre l’avenir contre le passé et non l’inverse ! L’économie numérique bouscule, parfois fortement, les secteurs plus traditionnels. C’est une bonne chose ! N’ayons pas peur des changements, prenons-les à bras le corps, cherchons à en être à l’avant-garde, le bilan sera, au final, largement positif. Il y a trois ans, Jean-Pierre Jouyet, l’actuel secrétaire d’Etat aux affaires européennes, et Maurice Lévy, le président de Publicis, publiaient un rapport qui a marqué les esprits. A la page 11, ils écrivaient : « Dans de nombreux domaines confrontés à un changement technologique, nous nous demandons comment protéger l’existant, alors qu’il faudrait d’abord chercher à tirer au mieux parti du changement.  » Il n’y a pas une virgule à modifier. Rien que du bon sens.

Ce sera donc notre autre message phare : l’économie numérique est davantage « génitrice » d’opportunités que de risques. Profitons-en ! Ces messages ont leur versant juridique. Savez-vous que la France est le pays du monde où les entreprises de l’Internet doivent faire face au plus grand nombre de procédures juridiques ? Quelle que soit la validité des procédures, elles nous semblent surtout révélatrices de peurs, d’appréhensions face au changement, de réflexes de crispation. Encore ne s’agit-il que des tribunaux, mais quand les élus de la nation se mettent en tête de revoir la loi pour la rendre encore plus protectrice des situations du passé, il est certain que l’innovation n’en sortira pas gagnante, et encore moins l’économie française. Il faut un environnement juridique qui, sans pour autant laisser faire n’importe quoi, laisse une marge à l’innovation.

Dernier point, cerise sur le gâteau : les taxes. Dans ce domaine, nous le savons, la créativité peut être grande. Peut-on la limiter ? Imagine-t-on aujourd’hui taxer les Vélib’ pour financer la hausse du prix du gazole ? C’est pourtant à cette situation absurde que font penser les projets récurrents de taxation de l’Internet pour contrebalancer les résistances au changement et à la migration vers le numérique de tel ou tel secteur. Par exemple, taxer l’Internet pour financer la télévision.

Le prochain Google peut-il être français ? Chiche ! Rendez-vous dans dix ans.

Catherine Barba, fondatrice et présidente de Malinea (Cashstore.fr) ;
François Bourdoncle, fondateur d’Exalead ;
Mats Carduner, directeur général de Google France et Europe du Sud ;
Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de Price Minister et président de l’Association des sites Internet communautaires ;
Laurent Kott, directeur général d’Inria-Transfert ;
Cédric Manara, professeur associé à l’Edhec Business School ;
Mark Zaleski, PDG de Dailymotion.