Le prochain BarCampBank Paris : BarCampBankParis6 le 24 mai 2008

Logo Barcampbank

Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas vu passer de BarCampBank, c’est corrigé, Frédéric Baud nous en a mis un sur les rails pour le 24 mai 2008.

Il s’est passé beaucoup de choses dans ce domaine ces derniers mois, un peu partout, et chez nous aussi. Ce sera l’occasion, entre autres, de parler FundCamp France 2008 et P2PVenture.

Frédéric Baud et Jean-Christophe Capelli nous raconteront aussi le premier BarCampBankSF qui a eu lieu à San Francisco le 29 mars et auquel ils se sont rendus comme ambassadeurs de l’innovation française 🙂 Rappelons-le, les BarCampBank sont nés dans l’hexagone, entre Gaulois comme dirait Jean-Michel Billaut.

BarCamBankParis6 inscrivez-vous…

Savoir lire un pacte d’actionnaires

Le pacte d’actionnaires est un élément extrêmement important dans la vie d’une entreprise. Toute entreprise se doit d’en posséder un, il est la clé des relations entre actionnaires, il conditionne une grande partie, sinon toutes, des actions qui viendront faire évoluer le capital, mais aussi tout ce qui touche aux engagements financiers.

Dans son positionnement de transparence et de benchmarking de l’univers du capital-risque, le site TheFunded vient de proposer à ses membres de publier les termes de leurs pactes d’actionnaires. Je trouve l’offre limite, ces pactes sont confidentiels et révèlent des informations extrêmement sensibles. L’intérêt de les publier est en fait très limité.

En revanche, je pense qu’il serait extrêmement utile de créer un wiki du pacte d’actionnaires, recensant de manière exhaustive l’ensemble des définitions, articles et clauses existant, et expliquant précisément leur fonctionnement, leurs avantages et inconvénients, et les risques potentiels pour chacune des parties, tant par leur absence que leur présence.

Nos récents travaux sur le FundCamp ont montré l’importance, et l’extrême sensibilité, du sujet. Peut-être que nous devrions intégrer cette idée de wiki du pacte d’actionnaires dans nos travaux au sein de P2PVenture.

Le sujet vous intéresse, vous voulez y contribuer ?

Indicateur Chausson Finance 1er semestre 2007 : +77% pour l’amorçage

Indicateurs107Bis 3

Il est tombé aujourd’hui, le nouvel indicateur Chausson Finance :


Avec 397 millions de montants investis, ce premier semestre 2007 se présente comme le meilleur premier semestre du capital risque français depuis la fin de l’année 2000.

48 millions d’euros ont été investis en phase d’amorçage (seed, et 1er tour), soit une croissance de 77% par rapport au semestre précédent.

En termes de secteur, on assiste à un retour en force du secteur Internet avec 70 millions d’euros investis, et une croissance de 72% par rapport au semestre précédent. Par ailleurs on peut noter l’émergence d’un nouveau secteur, celui des CleanTech (énergies renouvelables) avec un total de six entreprises financées sur ce secteur pour le premier semestre 2007.

Source : Weblog de Chausson Finance : Capital-risque : l’Indicateur Chausson Finance du 1er semestre 2007 vient de paraître

Je trouve particulièrement encourageant la croissance de 77% des investissements en phase d’amorçage. L’amorçage est le point faible en France, c’est là qu’il faut que les efforts se concentrent, et même un peu plus en amont. C’est l’une des motivations des travaux que nous avons engagés avec la création du FundCamp.

Toutefois, il ne suffit pas d’injecter des fonds, il faut évidemment des projets solides à fort potentiel, et il faut des entrepreneurs ayant tant les épaules que la capacité de se remettre en cause et de s’entourer. C’est tout un environnement qui doit évoluer pour stimuler les énergies, encourager les ambitions, créer les synergies, partager l’expérience, accélérer le cycle de création et d’amorçage, tout en raison gardant. C’est toute une culture de l’entrepreneuriat, des Business Angels et du Venture Capital qui doit évoluer encore, mais ça bouge, les initiatives allant dans ce sens se multiplient.

Lancement du « réseau national des Business Angels du logiciel »

Logo-France-Angels

Je vous conseille la lecture de l’excellent compte-rendu “Business Angels du logiciel” d’Olivier Ezratty sur l’événement de lancement du « réseau national des Business Angels du logiciel » du 22 octobre dernier, organisé par France Angels en partenariat avec Microsoft.

Je m’étais inscrit à l’événement, mais ayant rempli ma fiche en tant qu’“entrepreneur”, on m’a gentiment répondu :


Malheureusement, un nombre limité de place ne nous permet pas de confirmer votre inscription.
Nous vous rappelons que cet événement n’a pas pour objet de mettre en relation investisseurs et porteurs de projet mais de sensibiliser des investisseurs potentiels à l’activité de Business Angels et plus particulièrement au financement de projets dans les secteurs du logiciel et de l’Internet.
Merci de votre compréhension.

Je comprends bien évidemment les priorités et m’y plie de bon coeur. Toutefois, le sujet étant très présent dans mes activités extraprofessionnelles, la prochaine fois je m’inscrirai comme coorganisateur de l’OpenCoffee Club de Paris, ou comme Business Angel (que je fus à plusieurs reprises, et suis parfois), ou comme cofondateur de P2P Venture, ou comme coorganisateur de FundCamp, ou comme membre de la communauté BarCampBank, ou comme initiateur d’un prochain fonds d’amorçage/incubateur “early stage”, mais plus comme entrepreneur donc, j’ai bien noté 🙂

Bref, lisez donc le compte-rendu “Business Angels du logiciel” d’Olivier Ezratty sur l’événement en question. Quelques extraits que j’apprécie particulièrement :

  • Ceci montre que ce qui manque, c’est la capacité marketing à développer des marchés. Pas la capacité technologique à créer des produits.
  • Les logiciels sont un puissant moteur d’innovation : la convergence numérique, la numérisation des services, l’e-commerce, l’évolution de la vie des Internautes constituent autant d’opportunités mondiales à saisir.
  • […] les BAs cherchent surtout un “revenu psychologique” en plus d’un retour financier. Mais attention, ils ne font pas pour autant de la philanthropie.
  • […] un business angel: c’est une personne physique qui investit dans une entreprise innovante à fort potentiel de croissance et qui fournit du temps gratuit avec des compétences, du relationnel, et un enthousiasme mâtiné de sérénité.
  • Deux tiers des dossiers sont éliminés en première phase d’évaluation (finalement, pas tant que ça…)
  • France Angels souhaite de plus regrouper les plus gros BAs pour couvrir les dossiers avec des financements individuels de 200K€ à 500K€. Histoire de constituer des sortes de fonds intermédiaires entre les BAs et les VCs
  • Un bon développeur produit plus qu’une douzaine de mauvais développeurs!
  • […] il n’y a pas assez de capital d’amorçage. Aux USA, les investissements provenant des BA ($25,5B en 2006) seraient supérieurs à ceux qui proviennent des VCs. On en est loin en France!
  • Exercice des plus rares chez Microsoft : Marc a fait son intervention de près d’une demi-heure sans Powerpoint. Une bonne mise en application du principe initialisé récemment à DEMO Germany où les pitchs des startups étaient imposés sans slides. Bravo!
  • […] on a besoin de Business Angels qui ont le sens de l’intérêt général, et pas seulement l’appât du gain. S’il n’y a que l’appât du gain, c’est une condition d’échec certaine du projet (pour Jean-Louis Missika)
  • 90% des Business Angels ne servent à rien et peuvent même faire perdre du temps aux entrepreneurs.
  • L’argent est une commodité, pas les compétences (selon Philippe Colombel).
  • Une quinzaine sur les 500 VCs identifiés en Europe font de l’amorçage d’après Philippe Colombel!
  • Et encore, les fonds associés à l’amorçage comme iSource ou Mangrove n’en font pas tant que cela (pour Jean-Louis Missika)!
  • Le temps de réponse des BAs dans France Angels est trop long, voire plus long qu’avec les VCs.
  • Il y a trop de belles idées en friche faute de prise de risque suffisante par les VCs.
  • On n’a pas eu assez de “sorties” en France comme dans la Silicon Valley. Cela a limité la génération de BAs originaires de l’industrie des TICs.

Hum, je crois qu’il est préférable d’aller directement lire le compte-rendu “Business Angels du logiciel” d’Olivier 🙂