Une nouvelle ère du « mythe du garage », une ère de tous les possibles !!

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HP (Hewlet Packard), puis Apple, sont les deux « mythes du garage » les plus connus.

Du grand public, le garage d’HP est peut-être un peu moins connu, avec l’image idéalisée des deux Steve créant Apple dans le garage des parents de Jobs.

Mais le garage historique reste bien celui de Bill Hewlett et Dave Packard où est né HP, que beaucoup considèrent aussi comme le lieu de naissance de la Silicon Valley.

Aujourd’hui une nouvelle ère du garage est née. Comme les précédentes, elle est née de l’évolution des technologies, de ces évolutions qui ouvrent sur une page blanche, une page qui ne coûte rien et sur laquelle on peut tout écrire et tout dessiner.

Cette nouvelle ère du garage prend racine dans le Web, le Web 2008, celui des outils et langages Open Source, celui de la chute des coûts d’hébergement, de bande passante, de processing, mais, élément essentiel, elle prend racine dans la dématérialisation complète de la chaîne technique et la scalability (extensibilité??) accessible à tous.

Quand on a 10 ans, on ne peut pas payer l’hébergement de serveurs Web, de bases de données, les licences logicielles Microsoft, Oracle et autres. À dix ans on a juste 10 doigts, 10 balles par mois, et 10 heures de libres par jour.

Google, avec Google App Engine vient de poser l’une des dernières briques requises à l’émergence de cette nouvelle ère du garage.

Désormais, à 10 ans, avec 10 doigts, 10 balles par mois, et 10 heures de libres par jour, on peut tout inventer, on peut venir chatouiller les grands, on peut construire les usages de demain que les grands sont bien souvent incapables d’imaginer.

Les usages de demain, seront construits par des mômes qui aujourd’hui ont 10 ans et qui auront déjà tracé leur trajectoire dans bien moins de 10 ans.

Cette ère du garage prend également forme sur mobile, et plus spécifiquement sur iPhone. John Carmack, fondateur d’ID Software (Wolfenstein 3D, Doom, Quake etc.) s’exprimant sur la plate-forme iPhone a dit « un simple duo, formé d’un bon développeur et d’un bon graphiste, peut se faire deux millions de dollars grâce à une idée inédite« . Et il sait de quoi il parle John Carmack, dont ID Software fut fondé par une poignée de jeunes gars et fit fortune en vendant ses titres en shareware loin du modèle « retail » en vigueur.

Oui, nous y voilà à nouveau, 20 et 30 ans après, une nouvelle ère du garage est née, touchant l’univers du Web et aussi celui du Mobile (iPhone en tête, Google Androîd a suivre).

Mon parcours d’entrepreneur est né là, il y a 30 ans, quand à 10 ans on réalise qu’on est libre, LIBRE, qu’on peut seul ou avec un copain ou deux développer quelque chose en quelques jours ou semaines, à un coût nul, qui représente une vraie valeur pour les autres, que ce soit un jeu, ou un logiciel de compta que le revendeur Apple du coin commercialisera auprès de ses clients en ayant fait rédiger la documentation par sa fille aînée.

Nous allons (re)vivre une époque formidable.

Jeunes gens debout! Croyez en vous, n’écoutez pas vos aînés sclérosés, libérez vos rêves, autorisez-vous à créer, partagez, soyez tenaces, réinventez tout, c’est votre tour, et vous pouvez compter sur nous, entrepreneurs que nous fument et sommes pour vous renvoyer l’ascenseur.

A vous!

Microsoft dissocie ses divisions Windows et Internet

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Je m’étais fait plaisir il y a quelques mois en imaginant un repositionnement stratégique des produits Microsoft dans le cadre de l’acquisition potentielle de Yahoo : Analyse de l’offre de Microsoft sur Yahoo, et figure libre 🙂

Certes ma vision était poussée à l’extrême, mais elle avait le mérite de mettre en évidence quelques points délicats au sein de l’empire Microsoft.

Aujourd’hui, avec le départ de Kevin Johnson, qui occupait jusqu’ici le poste de vice-président en charge de la division plateformes et services, et la scission de cette unité en deux pôles distincts, l’un consacré à Windows et l’autre dédié aux services Internet, se dessine une réorganisation qui me semble pertinente et dont je leur souhaite qu’elle se poursuive également vers une séparation très marquée Grand Public/Entreprise.

Source partielle : NetEco – Microsoft dissocie ses divisions Windows et Internet

Analyse de l’offre de Microsoft sur Yahoo, et figure libre :-)

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Note : J’avais écrit ce texte avant le rejet de l’offre par Yahoo. Bien que cette nouvelle ne change rien à ce que j’ai écrit, le mentionner me semble utile.

Toutes les analyses de l’offre de Microsoft sur Yahoo la justifient par le retard important de Microsoft sur internet. Certes c’est évidemment la première justification qui apparaît, mais si on s’arrête là et qu’on réfléchit au résultat de cette intégration plus ou moins complète de Yahoo, on arrive, quelle que soit l’intégration en question, à douter du bien-fondé d’une si grosse opération, en tout cas à la considérer comme un challenge industriel très difficile à relever. Yahoo a mal négocié le passage de l’annuaire Web au Search, a mal géré l’intégration de tous ses services et de ses acquisitions, est passé à côté du Web 2.0 puis des Réseaux Sociaux. Microsoft n’a pas mieux réussi, son search piétine, Live survit, bref, je ne referai pas une énième analyse, on les trouve partout.

Mais ne sous-estimons pas l’intelligence des hommes clés de Redmond. Prenons un peu de recul, arrêtons de regarder Yahoo uniquement comme une figure emblématique de l’internet, complément rêvé pour un Microsoft qui n’arrive pas à s’imposer dans cette culture Web.

J’ai voulu essayer d’imaginer ce que Microsoft voit derrière, plus loin que ce qu’ils ont exprimé, là où le deal prendrait un sens profond et bien plus stratégique qu’il ne paraît déjà. Une hypothèse m’a tout de suite traversé l’esprit. Ce n’est qu’une pure hypothèse, mais, quel que soit son niveau de réalisme, elle a le mérite d’essayer de faire réfléchir un peu plus loin qu’un discours officiel, qui à ce stade premier de l’offre, ne peut révéler grand-chose d’une stratégie qui ne peut être que plus brillamment élaborée qu’elle ne le laisse paraître.

Microsoft a plusieurs sujets préoccupants qu’on peut intégrer dans la réflexion :

  • Windows Vista n’a pas rencontré le succès escompté.
  • Windows fait produit commun entre utilisation personnelle et utilisation professionnelle. Ce qui semblait un avantage, et fut instauré avec Windows XP, s’avère semer le doute chez les utilisateurs. L’OS devient trop lourd et pas assez « user friendly » pour un usage personnel. L’OS devient trop lourd et pas assez « secure » pour un usage professionnel.
  • L’image de Microsoft n’est pas excellente, mise à mal par les cabales anti-Microsoft, les procédures antitrust, la culture montante du Logiciel Libre et l’esprit « Open » du Web aujourd’hui.
  • La marque Microsoft cherche son image entre produits grand public et professionnels. Il n’est pas facile de vendre de la Xbox, et du serveur pro et autres progiciels sous une même marque.

Yahoo est une très belle société internet. Yahoo dispose d’une très bonne image, d’un capital sympathie très élevé, d’une identité visuelle agréable, beau logo chaud, rond, coloré, affectif. Yahoo est une marque très forte et qui est encore très sous-exploitée.

Alors quelle est la « big picture » ?

Et si l’acquisition de Yahoo était tout simplement, au-delà d’un renforcement de ses activités internet, la création d’une marque grand public globale pour Microsoft ?

Si Microsoft se recentrait en son nom propre exclusivement sur le marché pro, et que Yahoo devenait la marque grand public, affective, cool, innovante en termes d’usages ?

Yahoo pour les consommateurs.
Microsoft pour les professionnels.

Deux marques, deux images, deux marchés, des produits bien séparés, plus de confusion, l’un ne souffrirait plus de l’image de l’autre, et vice versa. Et là tout prend sens. Transfert rapide des actifs grand public vers Yahoo :

  • Yahoo Windows
  • Yahoo Xbox
  • Yahoo Games
  • et transfert de tous les actifs internet grand public.

Microsoft se focaliserait sur le marché pro en renforçant sa marque et son image.

Yahoo se focaliserait sur l’internet grand public, mais aussi tous les produits grand public.

Yahoo Windows : Il n’est pas question de transférer chez Yahoo la compétente OS, mais simplement de ne plus brander un « Microsoft Windows Vista Home Edition » mais un « Yahoo Windows ». Sur base de Microsoft Windows Vista le « Yahoo Windows » disposerait de sa propre interface. Grosse orientation Web de l’OS rhabillé, intégration de Yahoo Widgets, Yahoo Desktop, My Yahoo, etc.

En résumé :

  • Tout ce qui serait de marque « Microsoft » serait exclusivement professionnel.
  • Tout ce qui serait de marque « Yahoo » serait exclusivement grand public.
  • Transfert des actifs internet de Microsoft chez Yahoo.
  • Transfert des produits grand public chez Yahoo.
  • Régie publicitaire commune, fusion, intégration chez Microsoft.
  • Moteur de recherche commun, fusion, intégration chez Yahoo.
  • Produits vendus sous marque Yahoo, mais business unit et développement Microsoft : Xbox, Yahoo Windows, etc.

Avec un tel scénario, Microsoft restructure son offre, clarifie son message, gagne considérablement en image, et tire le meilleur de tout. Serait-ce la « big picture » précédant le départ de Bill Gates et posant Microsoft sur des bases solides pour poursuivre sa croissance ? J’en connais chez Microsoft qui vont se marrer en lisant cet article…

Votre avis ? (mis à part le côté peut-être farfelu de l’idée)

Esther Dyson, une femme brillante et passionnante

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Il est des rencontres qui nous grandissent.

Interview d’Esther Dyson, une femme brillante, aux activités multiples dont celle d’investisseur (Meetup, BrightMail vendu à Symantec, Orbitz vendu à Cendant, Medstory vendu a Microsoft, Technorati, BlogAds, Plazers, etc. la liste est très longue).

Une femme qui désormais s’intéresse plus aux enjeux de la connaissance du génome et ses implications en terme de santé publique, aux voyages dans l’espace, mais aussi à l’influence des technologies sur la société, qui s’intéresse à l’avenir des peuples et siège activement dans plusieurs associations comme l’Eurasia Foundation, la Long Now Foundation, le Santa Fe Institute et la Sunlight Foundation.

Je vous conseille quand vous avez 45 minutes de vous poser au calme et d’écouter cette excellente interview. Elle y aborde plusieurs sujets avec une clairvoyance rare.

Son interview commence à la 15e minute et se découpe en deux grandes parties :

Le génome et ses implications futures
15:00 Puting the genome up on the web

Facebook, Google, Microsoft, Yahoo, les réseaux sociaux, technologie et pays en voie de développement
27:53 Facebook, Google

32:20 Yahoo / Facebook, Yahoo missing being Facebook. Terriblement d’actualité…

34:10 Google biggest issue : personnalisation

42:40 Convergence “all have been said”, et son intérêt pour les pays émergents “what’s more interesting to me is looking outside the US”, l’Afrique

44:20 Téléphone mobile et internet, les pays émergents vont créer les nouveaux/meilleurs usages à venir. L’Inde, la Chine, le challenge de l’éducation, le respect de la science et du savoir

51:30 Sommes-nous proches de l’intelligence artificielle ?

Petite citation au passage :

“The other guys they think that communication is the way to get information, and we think information is a way to faster communication between people”.

Marc Zucherberg – fondateur de FaceBook

Et Esther Dyson aime le Mac 😉

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Microsoft Windows ou le Syndrome de Stockholm ?

A écouter autour de moi les gens parler de leurs aventures avec Windows, il me vient aujourd’hui une image, et si bon nombre des utilisateurs Windows étaient tout simplement sous l’effet du Syndrome de Stockholm ? 🙂

Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à adopter un peu ou tous les points de vue de ceux-ci.

Ce comportement paradoxal des victimes de prise d’otage a été décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg qui lui donne ce nom syndrome de Stockholm, en relation avec un fait divers ayant eu lieu dans cette même ville.

Inversement, le syndrome peut s’appliquer aux ravisseurs, qui peuvent être influencés par le point de vue de l’otage.

Source : Wikipedia « Syndrome de Stockholm« 

Sérieusement, ça ne vous parait pas une évidence ? Allez, Digguez nous ça sur Wikio 🙂

Christophe, Jeremy, Julien, Olivier, pardon 😉