Le capital-risque stimule l’emploi hautement qualifié en Europe

Article très intéressant dans Le Monde : Le capital-risque stimule l’emploi hautement qualifié en Europe

J’ai un gros doute sur le coté permanent du lien vers cet article, je me permets de le recopier ici (avec liens hypertext en sus) :

Le capital-risque stimule l’emploi hautement qualifié en Europe
LE MONDE | 23.11.05 | 14h49 • Mis à jour le 23.11.05 | 14h49

Les entreprises financées par des fonds de capital-risque ou de capital-développement auraient créé un million d’emplois de 2000 à 2004. Selon une étude publiée, mercredi 23 novembre, par l’association européenne des investisseurs en capital-risque (EVCA), les effectifs de ces firmes ont augmenté de 5,4 % par an, en moyenne, durant cette période. Ce taux est huit fois supérieur à celui de la croissance de l’emploi dans les vingt-cinq pays de l’Union européenne, tous types d’entreprises confondus.

Le plus grand nombre de créations (630 000) est le fait de sociétés financées par du capital-risque, c’est-à-dire de firmes récentes et ayant eu besoin de fonds pour démarrer leurs activités ou pour lesdévelopper après quelques années d’existence. Dans ces firmes, l’emploi a augmenté de 30,5 % en moyenne. Les jeunes pousses du secteur des biotechnologies affichent la meilleure performance (+ 46,9 %), suivies des services de soins et appareils médicaux (+ 46,3 %), et des technologies de l’information et des communications (+ 38 %). Les emplois créés par des sociétés financées par du capital-risque sont de haut niveau. Un tiers sont des chercheurs ; et, parmi ceux-ci, un sur trois est titulaire d’un doctorat.

Les entreprises nées d’une opération de financement par effet de levier (leverage buy-out, LBO) ont, quant à elles, créé 420 000 créations d’emplois sur la période d’étude, pour un effectif total de 5 millions de personnes. Ces sociétés sont plus matures que celles financées par le capital-risque. Il s’agit d’anciennes divisions de groupes industriels ou de services, qui ont acquis leur indépendance, ou de sociétés cédées par leurs fondateurs. Elles oeuvrent souvent sur des secteurs traditionnels.

Les firmes créées par LBO à la suite d’une cession familiale ont augmenté leurs effectifs de 7 % sur la période, soit davantage que celles issues de groupes industriels. « Avant l’apport de capitaux, les groupes familiaux ont souvent bridé leur croissance. Car ils n’aiment guère s’endetter et n’exploitent pas leur potentiel à l’export, en particulier », explique Sabine Rummel, responsable de l’étude EVCA.

Annie Kahn
Article paru dans l’édition du 24.11.05 du Monde